Roca Team : une folie au conditionnel

Comme le disait Albert Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». Voilà une maxime qui pourrait facilement s’appliquer à la Roca Team, et à ses supporters. Oui, nous sommes tous fous ! Car plus les choses changent, plus elles restent les mêmes, plus les saisons s’enchainent, et plus elles se finissent de la même façon, le cœur fatigué, mais chargé de souvenir, et les yeux humides de larmes et de rage…

Un mercato, comme une mauvaise série Netflix

Depuis la remontée en ProA, chaque été, c’est le même scénario, comme une mauvaise série Netflix qui se répète à l’envie : on pète tout, on fait le mort et on recommence. Chaque année, c’est la même méthode, la même communication, avec les mêmes absences, les mêmes problèmes, et au final, le même résultat : le titre de champion nous passe sous le nez, inexorablement… Toujours le même temps de cuisson ultra long, toujours les mêmes recettes artificielles, avec les même ingrédients en provenance d’outre atlantique qui sont déjà périmé mi-mai, moulinée par les mêmes entraineurs dénués de créativité et de prise de risque, tout cela dans le but de gagner Top Chef, mais ça n’arrive jamais.

Certes, en matière de résultat pur, la méthode a porté ses fruits, et le repas assure son lot de calories nécessaire. Fou serait celui qui cracherait sur le bilan des dirigeants monégasques depuis la remontée en ProA. Premier du classement trois saisons durant, trois victoires en Leader’s cup, deux final four de BCL (dont une finale perdue), trois finales de championnat. Et évidemment, une première participation à l’Euroleague crispante, mais extrêmement prometteuse, et une victoire en Eurocup que toute la France du basket nous envie. Alors, pourquoi changer une méthode qui écrit de telles lignes d’histoires ? Oui, pourquoi ?

Une belle épopée n’essuie pas les larmes de la défaite…

Parce que les souvenirs ne remplaceront jamais les victoires. Parce que les belles épopées n’empêchent pas les larmes quand le buzzer du game 5 tombe sur une énième action débile de Bacon synonyme de défaite. Parce que l’histoire ne se souvient que des vainqueurs. On sait que l’ASVEL a gagné 21 titres, mais se souvient-on du nom des finalistes ? Monaco par deux fois, Dijon l’an dernier, Strasbourg évidemment… Mais il ne s’agit que de l’histoire récente. Mais ensuite ? Non, l’histoire ne retient pas les finalistes. La grandeur est faite de bannières accrochées au plafond. Et le nôtre, mis à part un cube à épileptique, il n’a rien d’autre.

Et puis surtout, cette façon de fonctionner fait largement passer le supporter comme un « mal nécessaire ». Alors que les équipes adverses se renforcent toutes, la Roca Team n’annonce aucun recrutement. Alors que le concurrent direct, l’ASVEL, officialise le retour de De Colo et la constitution d’un gros effectif, la Roca Team n’a plus qu’un seul joueur dans ses rangs. Alors que la concurrence directe propose du contenu quotidien, le compte Twitter de la Roca Team est désespérément mort, ne donnant signe de vie que pour balancer un fake sur Kevin Durant avec le maillot de la Roca Team. Aucune information, du vide, du vent, du rêve inaccessible en forme de poudre aux yeux.

L’information, c’est le pouvoir !

Cette maxime semble être le mode de fonctionnement des dirigeants de la Roca Team, qui garde jalousement ce qu’ils savent, ne diffusant rien, et chaque communication un peu étayée est le fruit d’une savante propagande. Malheureusement, cette maxime était peut-être valable à l’époque de Khrouchtchev, mais elle n’a plus rien de moderne. À l’heure actuelle, celui qui a le pouvoir, c’est celui qui diffuse l’information. Qui a plus d’impact sur les réseaux sociaux à l’heure actuelle ? Celui qui communique à minima, quasiment à postériori parce qu’il se sent obligé, ou les « créateurs de contenu » ?

C’est d’autant plus grave, car tellement irrespectueux des supporters. Nous sommes tous inquiets, la concurrence avance ses pions, et nous, on en est où ? Pourquoi l’ASVEL ou le Fenerbacce, équipes non qualifiées en PO d’Euroleague sont capables de recruter quasiment dix joueurs chacun, et nous pas un seul ? Où en est le mercato de la Roca Team ? Avons-nous vraiment fait signer tous ces joueurs annoncés par la presse ? Si oui, pourquoi rien n’est annoncé, alors que dans tous les autres clubs en Europe les annonces pleuvent ? Si c’est non, avec quoi négocions-nous ? À coups de saucisses et de marteaux ?

Plus le statut du club grimpe, plus la méthode devient dramatique

Pourtant, les rumeurs sont là, et nombreux sont les spécialistes et les insiders à déclarer des « deals » comme étant actés. Tous les supporters ont vu John Brown en tribunes face à la SIG, il aurait même annoncé à des supporters qu’il avait signé. Alors pourquoi personne n’officialise le deal ? Où sont les signatures des 7 joueurs à qui on a proposé une prolongation ? On en a déjà deux qui se sont barrés, dont le très précieux Paris Lee, mais les autres ? Où sont Okobo, Howard, Loyd, Brown ? Pourquoi Ouattara menace-t-il de signer à l’ASVEL ?

Le club est en Euroleague, mais encore au même niveau de fonctionnement que quand il était en national. On empile des joueurs sans voir que ça ne fait pas une équipe. Des affiches dans les rues ne transforment pas un club en institution respectable. Et au moindre coup de mou, les tribunes de Louis II sonneront bien creux si le club ne prend pas soin de ses supporters. Site internet et réseaux fonctionnant à minima, merchandising fait de bouts de ficelles et communication aux forceps. L’identité et la grandeur de la Roca Team se forgera au nombre de maillots que l’on verra sur les playgrounds, pas à la quantité de petits fours jetés après chaque match…

Et en ce début juillet, comme à chaque début juillet, la Roca Team est nulle part. Selon les insiders et la presse, nous avons un effectif encore de très gros calibre. Mais sans aucune communication de la part du club, tout cela n’est que du conditionnel. La Roca Team est pour l’instant un club au conditionnel. Alors oui, notre effectif 2022-2023 existera, et il sera de qualité. Mais sera-t-il de taille à remporter le titre de champion de France ? Vu qu’il est monté de la même façon que les années précédentes rien n’est moins sur. Et comme le disait Albert Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ».

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