La bascule au bout du suspens !

MONACO 83-80 ASVEL

Une ambiance d’Euroleague, des gestes de dingue, un suspens (encore une fois) insoutenable, mais au bout du bout, c’est la Roca Team qui s’impose dans ce match bascule. Grand bien lui en a pris, car selon les statistiques, le vainqueur du Game 3 est champion 9 fois sur les 10 dernières années. Ce qui prouve l’importance de cette rencontre. Ce que les stats ne disent pas, c’est que la seule équipe à avoir gagné le Game 3, sans être champion au bout, c’était la Roca Team en 2019, et c’était déjà contre l’ASVEL.

Le match commence comme prévu avec une grosse intensité. Les Monégasques répondent au jeu à deux à l’intérieur de l’ASVEL par de gros shoots longue distance. Les Villeurbannais font feu de tout bois à l’intérieur grâce à Fall (16 pts), et virent en tête au buzzer, alors que les défenses montent d’un cran. (16-20)
Les Monégasques montent en température, notamment grâce à Paris Lee (15 pts), et passent un run, et comptent jusqu’à 10 points d’avance, bien aidés par la maladresse adverse. Mike James, dont tous les shoots sont compliqués, distribue les caviars, et malgré deux possessions foireuses dans la dernière minute, les Monégasques virent en tête. (39-33)
L’ASVEL attaque le QT à fond, porté par un Okobo des grands soirs, qui enchaine les drives, et qui rapproche son équipe à une possession. C’est le moment que choisit Bacon (19 pts) pour rentrer de vacances. Après un gros step back à 3pts, il enchaine les drives, trouve sa zone de confort, et répond du tac au tac à Okobo. Mais l’ASVEL est dans le game, et le score est serré. (59-56)
Le money time sera en mode accordéon. Les Monégasques creusent l’écart, et gardent 3 possessions d’avance pendant 7 minutes. Thomas, Bacon, Montiejunas, voire James, chacun apporte sa pierre à l’édifice. Puis les Villeurbannais trouvent enfin la mire, Jones, puis Okobo de façon miraculeuse, mettre enfin des 3pts, et l’écart fond. La dernière minute sera une longue agonie au rythme des lancers francs. Mais Lee, puis Thomas assurent derrière la ligne. La dernière prière d’Howard, bien qu’elle ai fait passer un frisson dans les travées de Gaston, ne trouvera pas la mire. (83-80)

À retenir : 

📶 53 % à 3pts contre 14 % pour les Lyonnais. Les Monégasques ont enchainé les gros shoots, là où l’ASVEL a complètement dévissé.

📶 10 passes décisives pour Mike James ce soir, soit quasiment autant que toute l’équipe adverse (11 passes)

📶 15 pts, 4/4 à 3pts, 2 passes, pour 19 d’évaluations, Paris Lee est revenu aux affaires au meilleur moment, en facteur X de luxe.

Top / Flops :

💚 Dwayne Bacon : En mode « Princesse touriste » depuis le début de ces playoffs, Bacon s’est enfin remis à l’endroit. Il a laissé le jeu venir à lui, ne forçant pas d’entrée pour ensuite se frustrer et disparaitre, avant de passer la vitesse supérieure : shoot mid-range, drive incisif, il ne manquait qu’un gros dunk sur la truffe de Fall pour conclure sa prestation. Avec un Bacon à ce niveau, le casse-tête est insoluble pour TJ Parker.

💚 Yakuba Ouattara : Ses stats ne sont pas à grimper au plafond (5 points, 4 rebonds, 8 d’évaluations). Mais son abatage et son importance ne se voient pas dans les stats. Yak, c’est le chien de garde de la Roca Team. C’est celui qu’on envoie pour coller, presser, et user le meilleur joueur adverse. Sur cette série, c’est Okobo qui doit se le coltiner. Ce n’est pas un hasard si le coup de chaud du meneur villeurbannais a lieu alors que Yak était pas là. Pas un hasard non plus si Okobo a raté quelques shoots à la fin, difficile de viser quand l’acide lactique vous sort par les yeux.

🛑 L’arbitrage : Loin de moi l’idée de dire que l’arbitrage était en faveur de telle ou telle équipe. 21 fautes à 18, 29 lancers francs à 21, l’équilibre est pas si mauvais. C’est juste que les hommes estampillés « La Poste » ont réussi à faire rugir Gaston à plusieurs reprises comme rarement. Un coup, ça siffle, un coup, ça ne siffle pas. Certaines fautes donnant lieu à des antisportives hier, ne le sont plus aujourd’hui. Ils font une erreur, ils compensent de l’autre côté par un autre coup de sifflet qui en soi peut aussi être une autre erreur. C’est un cercle vicieux dans la médiocrité. En fait, les arbitres d’hier ont tout simplement été mauvais, ce qui est problématique à ce niveau de compétition.

La suite :

Mercredi 22 juin, pour la première de nos deux balles de match (en direct sur Bein Sport).

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