C’est au pied du mur qu’on le voit le mieux…

MONACO 82-80 SIG

Ils vont nous achever ! C’est en substance le sentiment global qui prédomine au moment de sortir de Gaston Médecin. Encore une prolongation aux couteaux. Encore un match que l’on commence de la pire façon, en comptant -20 à la mi-temps. Encore un arbitrage accordéon, tantôt tatillon, tantôt rugby, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Mais au final, encore un miracle d’une Roca Team au pied du mur, avec encore des paniers de dingues de James, et cette fois-ci de Bacon, des actions clutchs pour verrouiller le résultat, et une qualif aux forceps pour les demi-finales.

La Roca Team a commencé le match de la pire des façons. Apathique, suffisante, sans énergie, sans envie, sans adresse, elle s’est fait agresser par la SIG, et comme elle ne réagissait pas, les arbitres ont laissé faire. Le score est passé rapidement à -10, puis -15, puis -20, tandis que les monégasques se marchaient sur les pieds, quand ils ne pestaient pas contre l’arbitrage accordéon, favorable à l’équipe qui en veut. Tout cela se stabilise en milieu de QT2, mais le mal est fait : à la mi-temps, les Monégasques sont out, Strasbourg domine son sujet, et on ne voit pas trop où Sasa va trouver des solutions, tant son coaching est ultra simpliste.

Et pourtant, la solution, elle vient de Yakuba Ouattara. L’arrière français va sonner la révolte, par son énergie, par son engagement défensif, et il va tracter toute la Roca Team avec lui. Plus agressifs, les Monégasques vont commencer à enchainer les stops, à gagner les coups de sifflet, et même si c’est pas encore ultra efficace, ils vont se rapprocher petit à petit. C’est simple, la SIG a plus marqué de points dans le premier QT, que durant toute la seconde mi-temps. Les Monégasques ont mis le verrou, et revient grâce aux coups de boutoir de Motiejunas, de Diallo, et pour finir avec l’inévitable James qui envoie tout ce petit monde en prolongation, encore…

Cette prolongation sera plus stressante que la dernière. Les deux équipes sont rincées, chaque panier est un petit miracle en soi. Mais à ce jeu, et à l’expérience, les Monégasques vont virer en tête, puis prendre deux points d’avance, avant de forcer les SIGmens à une dernière possession désespérée… en vain.

À retenir : 

📶 La 13e prolongation de la saison, après être revenu de -20 à la mi-temps. Pour la nouvelle salle, penser à un stock de défibrillateurs est indispensable.

📶 Avec un effectif de 15 joueurs, seuls 6 ont joué en deuxième mi-temps + prolongation. Le coaching de Sasa, dans toutes ses limites…

📶 78 d’éval pour Monaco, 92 pour la SIG (dont 6 passes décisives à 15). Mais c’est la Roca Team qui se qualifie. Difficile néanmoins de parler de victoire collective après ça… 

Top / Flops :

💚 Yakuba Ouattarra : S’il y en a un qui veut être champion de France, c’est bien lui. Quelle rage, quelle énergie. Comme lors du Game 2 en Grèce, sa présence à elle seule a suffi pour remettre la Roca Team dans le bon sens. Pas forcément ultra scoreur (8pts quand même), mais ultra présent aux rebonds (13 rebonds, dont 6 offensifs, record en carrière), et surtout en défense, notamment sur Robertson, qu’il a épuisé pour finir par le faire déjouer. E-NOR-ME ! 

💚 L’aventure continue : on est qualifié en demi-finale. On a encore minimum 3 matchs à jouer. Et c’est tout ce qu’il faut retenir… 

🛑 Sasa Obradovic : Alors oui il y a la victoire au bout, certes. Mais quand on ne fait que 6 passes décisives en 45 minutes, on ne peut pas dire qu’on a bien joué au basket. Quand on a 12 joueurs sur la feuille, et que seulement 6 d’entre eux dépassent les 10 min de temps de jeu, on ne peut pas dire qu’on a géré son effectif avec intelligence. Quand on prend des temps morts pour dessiner des systèmes qui au final se résument à James prend la balle, dribble, et envoi une saucisse, on ne peut pas prétendre avoir un plan de jeu. Quand on se fait emmerder pendant 3 matchs par une défense qui double systématiquement poste bas, et qui attaque en gavant de ballon le pivot poste haut, et qu’on ne s’adapte pas… Bref, on est passé, mais plus par le talent individuel, la rage de Ouattara, la volonté de Sainte Dévote, que par le coaching de Sasa

La suite :

Jeudi, 20 h à Gaston Médecin, pour le premier match de la demi-finale contre Pau.

Photo @Miko Missana

Une réflexion au sujet de « C’est au pied du mur qu’on le voit le mieux… »

  1. Lache un peu Sasa, c’est lourd. T’en voulais pas depuis le début, résultat : grâce à lui on fait une remontas à en Euroleague et on se qualifie en Playoffs. En Euroleague justement, lorsque les matchs comptent tous les coachs jouent avec une rotation hyper serrée, Sasa ne fait pas pire que le Coach MVP d’Euroleague Bartzokas ou d’autres.

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