Dijon-Monaco : comme quand tu refermes le pot de moutarde

Dijon est définitivement une salle qui va bien à Monaco. L’an dernier, elle a été le théâtre des deux plus gros come-back de l’histoire du club monégasque, un en championnat, l’autre en playoffs, avec des déficits de 20 points effacés dans le money time pour s’imposer sur le fil derrière. Cette fois-ci, pas de tracasseries pour le petit cœur des supporters, la victoire fut nette et sans bavure, pour notre plus grand plaisir.

Le Live-tweet du match

Le résumé du match

Pour ce choc du haut du classement, maitre Sasa se présente avec un cinq majeur extrêmement classique : Dee Bost, Anthony Clemmons, Paul Lacombe, Kim Tillie et Éric Buckner. La « star » Chuck Norris Cole est encore sur le banc. Le but du jeu : faire bouger la balle et avoir du jeu rapide. Si les Monégasques se laissent engluer dans la défense de Dijon, ça risque de virer à la très mauvaise moutarde.
Les premiers points monégasques sont marqués par Paul Lacombe, les deux fois en filou dans le dos de la défense. Mais Holston est chaud, et en fait voir de toutes les couleurs aux Monégasques. Dijon ne marque que sur la ligne, mais est devant après 2 minutes (5-4).
Le ballon bouge vraiment bien, et les Monégasques lisent parfaitement la défense adverse. Buckner se joue du pick n roll, puis Clemmons qui poste Holston. Mais ça reste serré (9-10).
Mais les Dijonnais commencent à marquer de loin, et comme Monaco cafouille un peu son basket suite aux rotations, la moutarde prend un peu d’avance. Mais pas très longtemps, car Norris Cole et Anthony Clemmons scorent depuis le centre-ville, et la Roca Team crée un premier écart (16-22). Mais ce diable d’Holston plante un shoot au buzzer, qui ramène les Dijonnais à la fin du QT1 (18-22).
Les Dijonnais reprennent fort le QT2 et plantent un 5-0 pour repasser devant. La série est stoppée par un shoot de dingue de Dee Bost, puis par un and1 de Paul Lacombe. Le chassé-croisée continue (25-28). C’est le moment choisi par Yakuba Ouatarra pour sortir de sa torpeur. Un shoot dans le corner, puis un dunk, et enfin deux lancers, et les Monégasques prennent un bel écart (28-36). Sané répond à Holston à 3 points, et les Monégasques gardent leurs distances, après un nouveau drive supersonique de « Chuck » Norris Cole, suivi ensuite d’un dunk de mammouth de Buckner. (33-43) Les monégasques terminent fort le QT2 et virent en tête assez largement à la mi-temps (35-47).
La seconde mi-temps démarre avec sur le parquet les mêmes qu’au départ, sauf que Sané a remplacé Kim Tillie. Clemmons perfore la défense et donne à Monaco un écart de +14 (35-49). La science de Paul Lacombe fait ensuite le nécessaire. Il trouve des solutions en attaque, à la passe ou au drive, et en défense, c’est interceptions et rebonds. Et le score monte à +20 (38-58), mais Dijon, devant son public, n’a pas décidé de rendre les armes. Le small-ball proposé par Laurent Legname met du rythme, et l’écart fond, un peu (45-60) sauf que Dee Bost est sanctionné par maitre Obradovic pour une possession foireuse, et le retour de Paul Lacombe remet du gaz dans le moteur rouge et blanc. L’écart remonte autour des 20 points, et oscille dans ces eaux-là. Le QT3 se termine tranquillement, avec +16 et une dernière possession foireuse de Dee Bost (50-66).
Le money time commence comme le QT3, par un drive de Clemmons sur la truffe de Holston. La suite, c’est une foultitude de ballons perdus des Dijonnais, à laquelle répondent une foultitude de ballons perdus des monégasques (52-71) la fin du match est en roue libre des monégasques. Clemmons fait un peu monter son compteur au scoring, et les Dijonnais vont remonter, petit à petit. Mais c’est tranquillement que la Roca Team va remporter ce match au sommet (71-85).
Après avoir perdu à Boulazac et au Mans, cette victoire fait beaucoup de bien. L’intensité était là, le jeu collectif était là. La marque est extrêmement bien répartie (5 joueurs à 10 points et +), la balle a bien tourné, la tactique était précise et affutée.

Bref, une nouvelle belle régalade en rouge et blanc.

Les notes, en bref…

L’homme du match : Anthony Clemmons : Et si le grand bénéficiaire du remaniement tactique suite à l’arrivée de Norris Cole c’était lui ? Titulaire depuis plusieurs rencontres, au poste 2 (arrière). Il fait son job défensivement, et offensivement, n’ayant plus le « poids » de la création, enfin pas en intégralité, on le sent libéré. De plus, hier soir, la tactique mise en place par Obradovic était claire : attaquer sur David Holston. Et comme les Dijonnais ont choisi de mettre une costaud sur le meneur, qu’il fusse Dee Bost ou Norris Cole, c’est Clemmons qui s’est souvent retrouvé face au pin’s génial des Dijonnais. Du coup, il a passé son match à le poster, et il sort avec son plus gros carton offensif de la saison.

Bref, ce soir, Clemmons a totalement justifié la confiance que lui accorde maitre Sasa.

Le « chimichanga alert » : Éric Buckner : Sur l’action précédente, Norris Cole est parti dans un drive super sonique, pour finir d’un shoot en cloche main droite extrêmement compliquée, mais parfaitement exécutée. Il refait la même sur l’action suivante, mais l’aide défensive lui ferme la porte. Qu’à cela ne tienne, toujours avec la même vitesse d’exécution, il transmet dans un trou de sourie à Éric Buckner, seul sous le cercle. La sentence est irrémédiable !

Bref, Éric a encore fait souffrir le cercle ce soir.

Le « pas top » du jour : Kim Tillie : On l’aime bien Kim. Son expérience et sa qualité de jeu vont être extrêmement précieuses d’ici la fin de saison. Mais force est de constater qu’en ce moment, c’est assez sinusoïdal pour lui. Après un début de saison compliqué, il semblait remonter la pente, avec une fin d’octobre extrêmement prometteur, de gros matchs face à Strasbourg ou Bologne. Malheureusement, la lumière s’est ensuite éteinte, son DNP face à Orléans lui a surement coupé le rythme, car ensuite, ses perfs se sont à nouveau faites discrètes.

Bref, on espère qu’il va finir par trouver sa place dans le système pour développer son jeu. Car ne pas arriver à se servir d’un tel joueur, ça sera vraiment du gâchis.

Le chiffre à retenir : 13-6-2 : Les stats de Paul Lacombe aux points, rebonds et passes décisives. Quand on sait que sa moyenne l’an dernier, qui était sa meilleure saison en carrière, était de 11,8-5,4-3,5, on peut se dire, sans se mentir, qu’il est revenu dans ses standards. Et ça, c’est une excellente nouvelle !

Bref, il n’a pas menti sur Radio Monaco cette semaine, quand il a dit qu’il se sentait de mieux en mieux !

La citation du jour : L’analyse de maitre Sasa, satisfait (on ne le serait à moins) de la prestation de son équipe ce soir.

«  Je félicite mon équipe. Nous avons bien défendu et forcé les joueurs majeurs de Dijon à des shoots difficiles. Nous avons pris les bonnes options. Norris Cole nous apporte des solutions très intéressantes. L’équipe se libère, Anthony (Clemmons) se sent bien en poste 2.  C’est satisfaisant. Il faut maintenant continuer sur cette dynamique positive. »

La question du jour : Qui va partir ? Lors de l’arrivée de Norris Cole, une autre rumeur a agité le Landerneau monégasque : un gros pivot est en approche. Apparemment un joueur du même calibre que Norris Cole. Étant donné que Carmelo Anthony est hors course, car il a signé à Portland, nous sommes dans l’expectative. Mais surtout, si un pivot arrive, c’est qu’il va forcément y avoir un départ. Et là, c’est le flou total. La presse spécialisée (enfin, Monaco Matin quoi) envoyait Landing Sané, peu en odeur de seins tétés ces derniers temps, à Nanterre. Sauf qu’il s’installe de plus en plus dans la rotation, apportant même un intéressant +21 ce soir au +/-, largement en tête pour son équipe. Un autre nom est sorti du chapeau du coup : Kim Tillie. Mais l’info est à prendre avec d’énormes pincettes, genre source radio tribunes. Cela dit, quand on voit qu’on est capable de couper Dylan Ennis, ils ne sont donc pas nombreux les joueurs à être sûr de rester monégasque jusqu’à la fin de la saison.

Bref, il est quasi certain que la photo officielle du début de l’année bouge encore un peu d’ici la fin de la saison…

On se retrouve très vite

N’hésitez pas à partager cet article à toutes ces personnes à qui vous voulez du bien, afin de leur montrer qu’en Principauté, les équipes professionnelles aux frontières du réel ont toujours la cote (enfin sauf quand elles jouent avec et comme des pieds) !

Et si vous voulez être vraiment au top de ce qui se fait de mieux sur les réseaux sociaux, followez (c’est comme ça qu’on dit dans le jargon) notre compte Twitter, ou notre compte Instagram, seuls endroits où vous trouverez toutes les infos trépidantes sur la Roca Team, et bien plus encore !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s