Andorre – Monaco : comme dans un film d’horreur

Halloween est passé, et pourtant, les films d’horreur tournent encore en boucle à la télé. Et celui-là, il a fait peur, très peur. Un match horrible, un résultat à pleurer, la pire rencontre des Monégasques de la saison, pour sûr. Jeu de passe inexistant, attaque statique version plot d’autoroute, défense qui s’effrite, collectif qui dégouline, cohésion qui disparait, coaching qui s’entête dans des choix abracadabrantesques… Gagner au basket, sans jouer au basket, c’est juste pas envisageable.

Le live-tweet de la rencontre

Le résumé du match

Ce premier match de la phase retour du 1er tour d’Eurocup s’ouvre à Andorre, avec une rencontre qui sent la poudre. Une victoire monégasque, et la qualification sera presque acquise. Une défaite, et on prend un gros coup de pression, même si derrière il reste 3 matchs à domicile. Ce principautico s’ouvre avec l’hymne national d’Andorre, qui nous fais nous interroger sur l’opportunité de faire pareil à Monaco. Au coup de sifflet, maitre Obradovic nous a concocté un 5 de départ fort sympathique, avec Dee Bost, Anthony Clemmons, Paul Lacombe, JJ O’Brien et Éric Buckner.

C’est Clemmons qui ouvre le score, après un bon service de Paul Lacombe. Le début de match est musclé, les deux équipes se tournent pas mal autour. JJ O’Brien est très rapidement pris à 2, mais il s’en sert pour servir Buckner qui score deux fois dans la peinture. Paul Lacombe se distingue ensuite, par un chase-down block en haute altitude sur Diagne, puis par une balle perdue plus que bête laissant Andorre scorer en transition, avant d’aller planter un shoot dans la raquette, made in lui-même. Du coup, le score est serré après 5 min de jeu (13-14). Les monégasques insistent à l’intérieur, soit en percutions, avec des drives musclés d’Anthony Clemmons, soit par un jeu de passe fort intéressant qui libère Will Yeguete. Au final, ça donne soit des paniers faciles, soit une avalanche de fautes, et donc des lancers francs. Et le score grimpe petit à petit (15-19). Et dès qu’Andorre s’adapte en défense, le ballon ressort proprement à trois points, dont profitent Dylan Ennis et Dee Bost. Et c’est sur un run (4-11) que se clôture la première période (19-25).

Les joueurs d’Andorre reviennent avec d’autres intentions, mais les Monégasques se battent, à l’image de Will Yeguete qui monte au plafond pour poser un contre stratosphérique, et enlever un peu de neige sur les montagnes. Malheureusement, Dee Bost annihile les efforts derrière par une tentative de 3pts en première intention complètement improbable, et évidemment ratée. (25-27) L’action suivante étant elle aussi dans les fraises, Andorre passe devant (30-27). L’attitude des Monégasques est assez problématique, on est passé d’une équipe sérieuse et appliquée à une équipe brouillonne qui fait un peu n’importe quoi, à l’image de son capitaine qui balance des parpaings et rate des shoots immanquables. Les Monégasques sont clairement dans le dur (38-30). Mais Dylan Ennis réveille tout le monde d’un shoot depuis le petit buraliste du centre-ville, la défense ne laisse plus rien passer, et les Monégasques reviennent à un souffle à la mi-temps (38-37).

La seconde mi-temps repart avec Clemmons, Ennis, Tillie, Buckner et Ouatarra sur le terrain. C’est le Yak qui lance les hostilités par un shoot longue distance dont il a le secret, pour faire repasser les Monégasques devant (38-40). Mais derrière, ça ne suit pas, et les offensives ratées s’enchainent à nouveau, laissant Andorre refaire un écart (48-40) tout est compliqué pour les monégasques. Dee Bost mange le ballon comme trop souvent, les passes sont toujours trop tardives, et du coup le jeu se ralentit, et les solutions disparaissent d’elles même. Et Andorre creuse l’écart, encore et toujours (60-47). Pas grand-chose à dire, c’est toujours pareil coté Monaco, le jeu offensif est famélique. Quand on voit ce que proposent de l’autre côté les joueurs d’Andorre, avec des passes, des coupes et des extrapasses, on a le droit de se poser des questions sur la « qualité » du jeu offensif voulu par Sasa Obradovic. Les Monégasques perdent le QT 26-15, sans vraiment jouer au basket.

La dernière période s’ouvre avec un gros shoot de Dylan Ennis. Mais derrière, JJ O’Brien ne défend pas. Mais les Monégasques sont plus agressifs, et c’est une pluie de faute qui s’abat sur Andorre. Sauf que Yeguete fait lui aussi deux fautes bêtes, et tout est à refaire (68-55). Dee Bost et Anthony Clemmons dribblent encore le nez dans leur chaussure, et envoient Will Yeguete faire une saucisse en fin de possession. Après ça, le déluge. La lumière s’est définitivement éteinte cotée monégasque. Andorre va allègrement et logiquement passer les 20 points. Sans génie, mais avec un vrai jeu d’équipe, des passes et du mouvement, le Principautico est largement gagné par Andorre, qui inflige une fessée cul nue mémorable à Sasa Obradovic et à ses hommes (95-68).

Les notes, en bref…

L’homme du match : Éric Buckner : « Quand le grand Éric devient la première option offensive, c’est que quelque chose ne tourne pas rond ». Cette phrase, entendue par les speakeurs lors de la finale à Villeurbanne en juin dernier, n’est pas loin de tomber sous le sens. Sauf quand il s’agit d’une volonté claire de plier l’intérieur adverse. Et en QT1, ce n’est pas loin de marcher. Mais dès que la gonfle a cessé de bouger, comme les autres, il a sombré, ne recevant que peu de ballon exploitable, jouant trop en périphérie, avec la seule utilité de poser des écrans pour libérer les catapultes à briques.

Bref, il était le meilleur Monégasque lors de notre meilleure période, car il jouait au meilleur endroit pour lui : sous le cercle

Le « chimichanga alert » : Paul Lacombe : Le « bronzé » monégasque qui joue en second QT, ça n’a pas du arriver depuis la finale contre Villeurbanne… On exagère à peine, mais notre surprise fut assez grande quand on a vu Paulo rentrer sur le terrain en 2e QT. Est-ce que Sasa a lu nos demandes et autres interrogations sur les articles et tweets précédents ? Peut-être. En tout cas, malheureusement, son apport fut pas suffisant pour changer le visage de la Roca Team, malgré quelques mouv’ dont il a le secret (le dribble dans le dos, l’arme fatale) malheureusement pas payant.

Bref, on espère le voir plus longtemps sur le parquet lors des prochains matchs, avec un peu plus de réussite cette fois.

Le « pas top » du jour : Le calendrier de timbré : À la lecture du calendrier, personne n’avait noté le terrible mois d’octobre qui attendait la Roca Team. 10 matchs entre le 5 octobre et le 5 novembre, dont 7 à l’extérieur. La Roca Team, pourtant invaincue jusque là, s’en sort avec un bilan mitigé, 5 victoires pour 5 défaites. Mais surtout, elle termine complètement lessivée, sur une déroute à Andorre qui fait mal, mais qui peut-être, va faire du bien pour la suite !

Bref, le retour à Monaco va faire le plus grand bien, et pas uniquement parce que l’on retrouve nos Roca Girls d’amour…

Le chiffre à retenir : -27 : C’est l’écart final entre les deux équipes. Il y avait -1 à la mi-temps. Mais les Monégasques ont littéralement explosé en seconde mi-temps. Et quand l’équipe est dans le dur physiquement, toutes les mauvaises habitudes nous sautent à la figure : le jeu de passe disparait, les joueurs pratiquent une bouillie de basket statique et sans agressivité, la nervosité monte, notamment entre ceux qui mangent la gonfle, et ceux qui ne reçoivent jamais de passes. La défense se met dans le rouge, les fautes s’accumulent, tout part à vau-l’eau… Marquer un panier tient du miracle, et ne pas en prendre aussi. Et pour couronner le tout, le coaching vire à la panne d’idée, les choix de joueurs sont hyper discutables, et les rotations ne ressemblent plus trop à rien.

Bref, on ne remet pas en cause la qualité ni des joueurs ni du coaching. Un très bon chef et de super marmitons ont le droit de rater une mayonnaise. C’est actuellement le cas. Mais ils ont derrière le devoir de se retrousser les manches pour rattraper le coup… avant que le plat ne parte sur la table des convives…

La citation du jour : Analyse de Maitre Sasa après le match, pour une fois pleine de lucidité…

« L’équipe est marquée par l’enchainement des déplacements ce dernier mois, mais personne ne peut accepter de voir un niveau de basket aussi bas. Défensivement, offensivement, on a couru sans carburant et sans idées. J’ai vécu l’une des plus dures défaites de ma carrière. Je ne me souviens pas d’avoir été battu comme ça. »

La question du jour : Et pourquoi est-ce qu’on ne mettrait pas l’hymne national monégasque au début de chaque match ? Cette question, c’est un peu une arlésienne, elle revient souvent plusieurs fois par an. Parce qu’en foot, certains clubs le font déjà, genre Nice, ou encore Barcelone, et que personne n’y trouve rien à redire. Mais aussi parce qu’en NBA, ça se fait à tous les matchs, même si bon, il est évident que le modèle est pas forcément idoine à transposer. Mais enfin, Andorre le fait, diffusant son hymne avant chaque rencontre, comme hier soir. Du coup, pourquoi pas à Monaco ? Pourquoi pas renforcer l’identité monégasque du club, genre avant la présentation des joueurs, ou le coup d’envoi.

Bref, c’est une idée surement à creuser, mais qui va faire très surement débat…

On se retrouve très vite

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