Le Mans – Monaco : comme à Halloween

Nouveau road-trip monégasque, et nouvelle double défaite. Comme après Rishon/Boulazac, nous voilà avec le même résultat pour Bologne/Le Mans. Mais pire que ça, ce sont les mêmes maux qui ressurgissent encore, et les mêmes erreurs collectives et individuelles, que ce soit des joueurs, ou même du coach (ses choix de rotations sont largement questionnables), qui amènent les mêmes résultats : un basket horrible, et une défaite logique.

Le live-tweet de la rencontre

Le résumé du match

Dans ce match rédemptoire après la défaite à Bologne, Maitre Obradovic se présente avec un 5 majeur composé de Dee Bost, Paul Lacombe, Dylan Ennis, Landing Sané et Will Yeguete qui apparemment ne s’est pas trompé de vestiaire. De la rotation donc, mais avec deux joueurs revanchards (Paul et Landing) qui devraient tout donner dès la première seconde.

La défense monégasque fait une entrée en jeu parfaite. Les deux premières actions mancelles se soldent par une brique et un buzzer des 24 s. Mais comme de l’autre côté Monaco perd déjà 2 ballons rapides, le score est de 4-5 au bout de 3 minutes. Will Yeguete est déjà très présent aux rebonds offensifs, mais derrière Paul et Landing est maladroit, sauf si on considère le jet de notre bronzé dans le corner comme une passe lobée pour la girafe Sané. Dylan Ennis offre le caviar à Will Yeguete, décidément partout, mais les Manceaux enchainent les gros shoots, et s’accrochent au score (10-11). Alors que les attaques monégasques sont assez fluides et collectives, les Manceaux continuent de résister, notamment grâce à Antoine Eito, dont les shoots de loin sortent tout droit de nos pires cauchemars (17-17). Kim Tillie clôture la marque du QT1 par un petit shoot ligne de fond en Amara Sy’s style (17-19).

Le QT2 part sur les mêmes bases., du combat, et Antoine Eito qui plante un nouveau shoot depuis la fabrique de rillettes. Derrière, c’est de plus en plus confus en attaque cotée monégasque. JJ O’Brien perd un ballon, les manceaux partent en contre, cafouillent, perdent la balle. Ennis se jette, mais prend le pied d’un Manceau qui vole. Le ballon finit par arriver sur le Yak qui obtient deux lancers. Ouf ! Comme en QT1, c’est Dee Bost qui paye les attaques confuses, et qui sort rapidement, remplacé par Clemmons (27-26). Les Monégasques retombent dans leurs travers, le ballon ne circule plus, les joueurs ne bougent plus, plus rien n’est marqué, et de l’autre côté, Eito refait sa soirée d’Halloween (36-29). Mais JJ O’Brien n’est pas le meilleur Monégasque de ce début de saison pour rien. En patron, il joue les deux dernières possessions, offre le caviar à Clemmons pour un shoot dans le corner, et fait sa spéciale sur l’ultime possession, pour ramener les Monégasques à une possession des Manceaux (36-34). Il va falloir retrouver les bonnes intentions du début de match, car ce Monaco du QT2 est juste celui qu’on aimerait ne plus voir de la saison…

Maitre Sasa lance la seconde période avec Dee Bost, Paul Lacombe, Dylan Ennis, Kim Tille et Will Yeguete. Et s’ouvre sur deux shoots de loin ratés de Bost et de Ennis, et une nouvelle bombe d’Antoine Eito. Mais Paul Lacombe sort de sa réserve, enchaine un shoot longue distance, puis une claquette dunk, maintiennent la Roca Team à une possession. Sauf que les Manceaux sont dans la zone offensivement. Batista et Eito font vivre un cauchemar aux monégasques, et comme derrière, marquer est un supplice, l’écart monte (55-47). Le duo Dee Bost et Anthony Clemmons à l’arrière n’organise pas le jeu, Ouattara est scotché dans le corner sans voir le ballon, Buckner a le ballon sur la ligne à 3 points. Bref, c’est assez brouillon, et on peut difficilement envisager gagner le match en jouant comme ça. Clemmons réduit le score au buzzer, mais tous les signaux sont en faveur du Mans avant le money time (55-49).

Les Monégasques commencent avec beaucoup d’agressivité défensive, qui provoque des stops. Mais encore une fois, c’est offensivement que ça pèche, et comme les contre-attaques ne vont pas au bout, l’écart demeure (61-54), voire se creuse quand les manceaux trouvent des shoots à 3 points. Tillie par deux fois, puis Dylan Ennis à longue distance permettent à Monaco de rester en vie alors qu’il ne reste que 3 minutes à jouer (67-62). La fin du match ne verra aucun changement. L’attitude « individualiste » des joueurs sur le terrain dans le money time, Bost, Clemmons, Ennis, O’Brien et Buckner, soit que des « Américains » est à soulever. Ça ne fonctionne pas, c’est horrible à regarder, et ça coute une nouvelle défaite à la Roca Team (73-66).

Les notes, en bref…

L’homme du match : Will Yeguete : compliqué de faire sortir un joueur du lot. JJ O’Brien à la meilleure évaluation, le meilleur scoring, le meilleur +/-… Mais Will Yeguete n’est pas loin derrière, tout en ayant 10 minutes de moins sur le parquet. Car ce n’est pas simple pour un joueur de revenir dans la salle où il a brillé durant trois saisons. Généralement, ça fait toujours des matchs bien moisis, le joueur transi de pression de part et d’autre, se crispant plus que de nécessaire. Mais là, il a fait tout ce qu’on attend de lui, une machine aux rebonds, quelques points, des blocs, du mouvement… Bref, comme Kim Tille, Will Yeguete est clairement sur la pente ascendante.

Bref, on se demande encore pourquoi certains joueurs sont sous-utilisés, comme Yeguete ou Lacombe alors que d’autres passent leur temps sur le parquet, avec le résultat que l’on sait…

Le « chimichanga alert » : Paul Lacombe : nouvelle possession qui sent le pâté à coup de pick n’roll débiles. Will Yeguete plonge pour sauver ce qui peut encore l’être. Le ballon arrive dans les mains de Dylan Ennis. Tout le monde pense qu’il va enclencher le tir alors qu’il reste 4 secondes à jouer, mais il préfère servir Paul Lacombe, seul à 8 m du cercle, dans l’axe. Sans réfléchir, Paulo dégaine… Et fais mouche ! BINGO !

Bref, Paul est de nouveau copain avec son shoot à 3 points…

Le « pas top » du jour : Le 5 qui a terminé la rencontre : Alors que Monaco est malmené depuis 2 QT, un rush lancé par deux shoots de Kim Tillie remet les monégasques à porté de fusil des Manceaux. C’est à ce moment-là que Sasa Obradovic fait sortir le français, pour mettre sur le terrain un 5 totalement « Américain » : Bost, Clemmons, Ennis, O’Brien, Buckner. Au final, ce 5 ne trouvera jamais la solution. Pire, les manceaux se sont régalé à bloquer nos attaques, devenues hyper lisibles, à base de pick and roll inutile et d’isolations stériles. On le sait, Bost et Clemmons, seuls, c’est sinusoïdal, ensemble, c’est inutile. Dylan n’était pas dans un bon soir, c’est peu de le dire. JJ O’Brien, tous les Manceaux ont vu les cassettes du début de saison, et il s’est fait trapper dès qu’il avait le ballon. Quant à Buckner, il passait plus de temps sur la ligne à trois points pour faire des blocs, que sous le panier, là où il peut être utile…

Bref, il va falloir que Sasa fasse une rapide remise en question, parce que ce n’est pas la première fois qu’il nous sort son 5 « outre atlantique », et il n’a jamais vraiment été à la hauteur des espérances.

Le chiffre à retenir : -26 : C’est le total cumulé du +/- du 5 qui a terminé la rencontre. Comment voulez-vous remonter au score quand sur parquet se trouvent des joueurs (sauf un, devinez lequel) qui ont passé leur temps à perdre des points. Certes, c’est un peu le cas de tous les joueurs, mais quand on voit un Dylan Ennis à -16, on peut se dire que le garçon, malgré tout son talent et l’amour qu’on lui porte, aurait mieux fait de rester sur le banc lors de ces dernières minutes décisives.

Bref, là encore, les choix du coach sont assez peu lisibles, difficiles de comprendre les choix opérés, si ce n’est de donner la primeur à certains, et de laisser les autres sur le banc…

La citation du jour : Analyse de Maitre Sasa après le match…

« Il faut le constater, le match de Bologne et cette défaite à la dernière seconde nous a impacté sur le plan mental. Cela a pesé dans les têtes. Dans les intentions, nous n’étions pas au rendez-vous et Le Mans a su en profiter. On a été mis en difficulté dès le départ et nous n’avons jamais pu reprendre les choses en main ».

La question du jour : En fait, c’est un florilège qui nous assaille depuis cette défaite au Mans.

Pourquoi Will Yeguete joue si peu, alors qu’il est 2x plus productif que Buckner, en jouant 5 min de moins ? C’est un mystère, surtout quand on voit la façon dont est utilisé Buckner, dont l’absence de mobilité horizontale est un frein au pick and roll au large tel que pratiqué actuellement.

Pourquoi Paul Lacombe ne joue que 10 minutes par rencontre ? Ça aussi c’est un grand mystère. Certes l’intégration tardive de notre « bronzé » et son manque de rythme avec l’équipe font qu’il soit limité au début. Mais ça fait plus d’un mois désormais, et hormis la rencontre face à Roanne (meilleur match de Paul d’ailleurs), il ne joue que les débuts de QT1 et QT3. Et malgré un bon passage en QT3, et nombre de difficultés manifestes, le coach l’a maintenu sur le banc en fin de match.

Et enfin, est-ce que Ouattara est allé mettre les oreilles au carré à ses deux meneurs de jeu ? Non parce qu’à sa place, c’est que notre stagiaire aurait fait. Ce bon Yak a passé toute sa seconde mi-temps dans son corner, souvent seul, à attendre que Dee Bost ou Clemmons daignent lui donner la gonfle. Bilan, il ne l’a JAMAIS eu… Preuve s’il en est du jeu ultra individualiste de notre équipe dès que ça va mal (alors que ça devrait être le contraire…)

On se retrouve très vite

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