Boulazac – Roca Team : comme dans une marre à canard…

Le road trip des joueurs de la Roca Team se termine, et la seconde partie est moins fructueuse que la première. Si le match contre Boulazac paraissait, à la lecture du calendrier comme le plus facile des matchs de cette grande tournée de début octobre, il en ressort qu’il s’agit de la défaite la plus frustrante du lot. Car cette équipe de Boulazac était très fortement prenable, et que la Roca Team s’est largement donné le bâton pour se faire battre pour le coup. C’est dommage, mais c’est une leçon qu’il faudra retenir pour la suite.

Le live-tweet de la rencontre

Le résumé du match

Le cinq majeur pour ce dernier match du long road trip qui a étreint la Roca Team pendant 15 jours comporte une surprise par rapport aux précédents, à savoir la titularisation de Paul Lacombe à l’arrière aux côtés de Dee Bost. Le reste est classique, avec Dylan Ennis et Kim Tillie à l’aile, et Buckner à l’intérieur. Surprise, mais toute petite, car Paul a été un des meilleurs, enfin, un des plus impliqués, en milieu de semaine à Rishon. Juste récompense donc.

Et Paul Lacombe justifie d’entrée de jeu sa titularisation, avec un rebond offensif et une interception. La maladresse et le manque de liant offensif n’aidant pas, c’est Auda, puis Pearson, qui marquent les premiers points de la rencontre. (4-0). Mais Paul Lacombe depuis le parking, puis Buckner et Tillie à l’intérieur font passer la Roca Team devant. (4-7) Les premières rotations arrivent, et les entrées combinées de Clemmons, O’Brien ou Yeguete ne changent rien. La Roca Team défend fort, et comme la gonfle circule bien, les shoots ouverts s’enchainent derrière l’arc (Dee Bost, puis Yakuba Ouattara et enfin Dylan Ennis) alors que l’autre coté, seul Pearson arrive à se défaire du pressing des rouges et blancs (14-19) O’Brien fait parler sa science dans la peinture avant que Ouattara ne voit son shoot au buzzer mourir sur Bob le cercle. Mais les Monégasques sont bien devant à la fin du QT1, et l’impression visuelle et statistique est nettement meilleure (16-23).

Le second QT commence par un steal de Yakuba Ouattara, qui s’en va dunker en contre-attaque derrière. Buva signe son entrée par un rebond offensif arraché par dessus la meute, suivi d’une belle saucisse qui rentre, avec la faute. Mais le lancer franc est raté (20-27) Dylan Ennis y va de son petit flotteur, puis Dee Bost dans la peinture après un magnifique service de Kim Tillie font passer l’écart à 2 chiffres (22-32) c’est le moment qu’à choisit le coach des joueurs du Périgord pour faire monter sa défense d’un cran. Les Monégasques ne trouvent plus la solution, Clemmons se permettant de vendanger une contre-attaque à 2 contre 1, et Boulazac refait son retard après que Buckner ait commis une faute antisportive, après un nouveau ballon perdu (32-33) le run de 10-1 est stoppé par un panier de Buckner, et Sasa prend un temps mort, durant lequel quelques douces paroles ont surement été échangées. Mais cela ne change rien, l’attaque monégasque s’est enrayée, et retombe dans ses travers. Certains ont même cru apercevoir le spectre de Derreck Needham flottant au-dessus du parquet, après une nouvelle possession foirée, durant laquelle Clemmons a dribblé sur place pendant 15 secondes. (38-38) Paul Lacombe sauve la maison rouge et blanche sur un 3 points en fin de l’ultime possession, pour faire virer la Roca Team en tête à la mi-temps. (40-43)

La seconde mi-temps commence avec une valse de brique des deux côtés. Rien ne sera marqué pendant plus d’une minute, avant que Anthony Clemmons ne convertisse ses deux lancers. (40-45) Un shoot de loin, et un nouveau pick and roll mal négocié, et le Périgord égalise (45-45). Buckner, puis JJ O’Brien, tous les deux dans la peinture, permettent à Monaco de reprendre un peu d’air. Mais chaque panier est désormais hyper laborieux, surtout que Boulazac domine toujours autant au rebond. Du coup, l’écart ne grimpe pas, et le score non plus (49-52 puis 51-53). La gabegie offensive atteint son apogée dès lors. Le concours de lancer de brique alterne avec un show de balles perdues, si bien que Boulazac passe facilement devant (55-53). La stat qui fait mal : à la fin du QT1, Monaco était à 4/6 à 3 points, avec une gonfle qui tournait bien, et des shoots pris en rythme. Depuis, on est à 1/11, avec des shoots forcés balancés au petit bonheur la chance, faute à un jeu offensif encore une fois totalement inexistant. Le buzzer retentit, et la Roca Team est derrière après un tout petit QT (55-53).

Évidemment rien n’a changé au début du money time, et ça repart sur les mêmes bases : Boulazac finit toujours par scorer, et les monégasques continuent leur festival de briques au bout de possessions fort mal gérées (60-53). L’entrée de Will Yeguete fait du bien dans la peinture. Il fait monter l’intensité défensive d’un cran, et sa mobilité en attaque crée des espaces dont profitent notamment Dee Bost, JJ O’Brien et Dylan Ennis pour passer devant ! (62-63) Les Monégasques continuent sur leur lancer, et Dylan Ennis, d’une passe super inspirée, mets Dee Bost dans un fauteuil pour un 3 points qui fait du bien (62-66 à 3:40 du terme). Les dernières minutes seront étouffantes. Après plusieurs nouveaux ratés monégasques, les joueurs de Boulazac recollent à nouveau au score (66-66). Will Yeguete ira de son petit lay-up, mais les joueurs du Périgord mettent un 3 points. Monaco panique, rate à nouveau, et prend un nouveau panier dans la peinture. Le match est plié, surtout que Ennis se rate aux lancers francs, O’Brien rate un shoot du corner, et que Dee Bost perd le dernier ballon. Grosse confusion dans les dernières minutes, début de bagarre, les techniques volent, mais cela ne changera rien au sens de la rencontre (74-70).

Seconde défaite de Monaco de la semaine, et elle pose de grosses questions quant au jeu offensif affligeant proposé ce soir. Sasa Obradovic tire à volonté sur ses joueurs depuis quelques rencontres, mais il ferait bien se remettre en question quand au jeu offensif extrêmement médiocre et fort peu inspiré qui est proposé par les Monégasques en ce début de saison. On ne gagnera rien tant qu’on se limitera à des pick and roll et à de l’isolation stérile. Ou alors il fallait engager Carmelo Anthony si on voulait jouer de la sorte…

Les notes, en bref…

L’homme du match : JJ O’Brien : Un métronome. Qu’importe l’adversaire, il reste dans ses standards. Tu le vois pas forcément, ce n’est pas le plus spectaculaire, ce n’est pas le plus exubérant, mais il fait un bien fou avec son jeu tout en intelligence. Très propre aux shoots, sauf à trois points, toujours présents dans la peinture, ne forçant jamais rien. Capable de provoquer moult fautes, et de punir derrière aux lancers avec la régularité d’un métronome.
Bref, le meilleur jouer monégasque de ce début de saison, c’est lui !

Le « chimichanga alert » : ALERTE PAULO BOMB ! : On se souvient des playoffs de l’an dernier comme si c’était hier. Paul Lacombe, hauteur de très belles prestations dans l’ensemble (hormis les deux premiers matchs de la finale face à Villeurbanne). Mais on se souvient aussi qu’il était très fâché avec son shoot à trois points, n’en convertissant qu’un ou deux sur l’ensemble des playoffs. Et là, en un match (en une mi-temps même), il aura fait aussi bien, plantant deux banderilles de loin qui vont faire du bien (et cacher aussi un peu la misère).
Bref, s’il commence à prendre confiance derrière l’arc, le retour en forme n’est pas loin !

Le « pas top » du jour : La déliquescence du jeu offensif au cours de la rencontre : La défaite face à Boulazac est d’autant plus difficile à digérer que pendant 15 bonnes minutes, les Monégasques vont proposer un basket sympa. C’est au moment où l’écart est passé à +10 que tout est parti en cacahouète. Mais avant cela, le jeu était plaisant, la gonfle circulait bien, ce qui offrait des shoots ouverts et en rythme, à haut pourcentage de réussite. Sauf qu’à +10, les canards du Périgord ont fait un run pour recoller à nos basques, et là, tout s’est désagrégé. Panique ? Manque de jus, et donc de lucidité ? Manque de fraicheur pour contenir l’impact physique adverse ? Le collectif Monégasque s’est disloqué, et les pires heures made in Derreck Needham sont remontées à la surface. Attaque en isolation, ou au pire en pick and roll capilotracté, gonfle qui ne bouge pas, joueurs qui ne voient pas le ballon pendant plusieurs attaques d’affilé, frustration, énervement, chaloupes à la mer, les femmes et les enfants d’abord !
Bref, il y a un gros travail à faire pour que le partage de la balle reste LE principe de jeu, même quand le bateau tangue fortement…

Le chiffre à retenir : 25 : C’est le nombre de balles perdues par Boulazac. C’est ÉNORME. Normalement, perdre autant de ballon est rédhibitoire pour la victoire. Car en moyenne, un tel nombre de ballons signifie entre 30 et 40 points en contre-attaque pour l’adversaire, des points cadeaux, des points faciles, des points qui donnent confiance. Sauf que Monaco n’a que très peu marqué en contre-attaque. Faute là encore à vouloir s’entêter à dribbler au lieu de partager la balle rapidement devant. Faute à certains joueurs qui ont voulu se la jouer Han Solo, et foirer ainsi des contres tout cuits à 2 contre 1.
Bref, c’est clairement en attaque qu’on le perd le match, car en défense, les joueurs ont fait le taf, clairement.

La citation du jour : Nous vous laissons le plaisir de traduire la joliesse du tweet hebdomadaire Sasa Obradovic qui semble tout mettre sur la fatigue physique et mentale de ce road trip… Bien bien bien…

« These two weeks literally killed us physically and mentally, no excuses, no regrets just the next game counts, let’s restart , gain positive energy in Monaco, Daghe munegu ».

La question du jour : Le duo Sané Buva est-il meilleur que Carmelo Anthony ? Non parce que la question mérite d’être posée, quand on voit le rendement ultra négatif de ce duo d’intérieur, alors que pour le prix des deux (et quelques clopinettes en plus) on à a disposition un buffle offensif qui lui se sera régalé avec le jeu en isolation proposé à Boulazac. Buva sort d’une semaine horrible, il lui faut 14 minutes pour traverser le terrain, et son rayon de braquage est tellement limité qu’il a besoin de s’y reprendre à trois fois avant de faire correctement le « roll » dans un pick and roll. Quant à Sané, il ne joue quasiment plus depuis trois semaines, et ne semble là que pour servir de punchingball aux gueulantes d’Obradovic.
Bref est-ce bien raisonnable de s’entêter dans cette voie-là, qui semble ne pas donner grandes garanties pour la suite ?

Pour briller aux réunions de l’ambassadeur : Carmelo Anthony et le jeu en isolation, justement. Quoique c’est donc ? Ben on lui donne la balle, et il se démerde. Et il fait ça plutôt bien le bougre. Ainsi, quitte à s’entêter dans un jeu stéréotyper de la sorte, pour voir Clemmons ou Bost garder le ballon 20 secondes avant de faire n’importe quoi, autant que ça soit fait par LE spécialiste en la matière. Pour sûr, face à lui, Boulazac n’aurai pas pu faire grand chose…

On se retrouve très vite

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