Maccabi Rishon – Roca Team : comme une très mauvaise danse…

Le road trip des joueurs de la Roca Team continue : mais les kilomètres cumulés commencent sérieusement à peser dans les jambes, et alors que les rotations, la puissance, ou tout simplement le talent, permettaient jusque là de faire illusion, ce soir à Rishon LeZion, face à un type d’opposition inopiné cette saison, cela n’a pas suffit. Doit-on tirer sur l’ambulance pour autant ? Que nenni, la preuve…

Le live-tweet de la rencontre

https://twitter.com/GachetteBasket/status/1184494422316273665?s=20

Le résumé du match

Nouveau match, et nouveau départ raté de la Roca Team, qui encaissait rapidement un 6-0, puis un autre après le temps mort plein de douceur de Sasa Obradovic. Si les problèmes offensifs sont toujours là, d’autant plus criants face à une défense de zone du dimanche, le manque d’intensité défensive est plus rédhibitoire, et permet à l’adversaire de s’envoler, derrière un Alex Hamilton qui va faire la danse aux monégasques toute la soirée (22 points, 38 d’évaluation !!). Les rotations ne changent pas grand-chose, et il faut une impulsion de Dee Bost (18 points, 4 passes décisives) des deux côtés du terrain pour arrêter l’hémorragie, et commencer à remonter, un peu (24-17).

Dee Bost va être encore l’homme du QT2. C’est simple, quand il sera sur le terrain, la Roca Team verrouillera en défense, et trouvera des solutions en attaque. Quand il n’est pas là, c’est un peu la foire à la saucisse. Clemmons ne trouve pas les solutions offensives, le secteur intérieur est globalement inexistant, et comme l’adresse oscille entre la brique et la gamelle, tout est très compliqué. Mais un dernier rush orchestré par Captain Dee va remettre la Roca Team à distance de tir à la mi-temps (40-43).

Le QT3 commence fort pour les Monégasques. Sous l’impulsion d’un Paul Lacombe (6 points, 5 rebonds en 11 petites minutes) qui se jette sur tous les ballons, la Roca Team recolle au score, puis passe devant. Commence alors un long chassé-croisé, durant lequel les Monégasques ne vont jamais pouvoir vraiment s’envoler, et vont finir par craquer à nouveau, faute à un jeu offensif qui s’empale régulièrement sur la défense israélienne. Un 16-0 encaissé à cheval sur le QT3 et le QT4 semblait signer la fin des espoirs de la Roca Team. À ce moment-là, le constat était sans appel : aucune agressivité défensive, aucun jeu collectif, aucune réussite aux shoots, le basket des Monégasques est tout simplement resté en Principauté, tout comme la forme physique. Sauf que… sauf que les joueurs du Maccabi vont se mettre à paniquer. Avec 15 points d’avance, ils vont se relâcher, perdre quelques ballons que les Monégasques vont cette fois-ci convertir. Et quand en plus Yakuba Ouattara et Anthony Clemmons trouvent enfin la mire dans le corner, les Monégasques reviennent à 2 longueurs de façon miraculeuse à moins de 2 minutes de la fin. Mais vu la tournure de la rencontre, gagner un tel match aurait surement fait passer le braquage de la Casa de Papel pour un vol de bille à la récré, et un rebond offensif de Williams, des lancers de Hamilton et une nouvelle brique de Clemmons plus tard, et le match s’envolera définitivement pour les monégasques (77-72).

Les notes, en bref…

L’homme du match : Dee Bost : On va faire « joue-la comme la LNB », et citer la meilleure évaluation monégasque comme homme du match, et donc de ce fait, Dee Bost. Et pourtant, les puristes que nous sommes grincent un peu des dents. Pas que la performance du capitaine monégasque ne mérite pas un tel strapontin, au contraire, il a porté l’équipe sur son dos et entretenu l’espoir jusqu’au bout. C’est juste qu’il cristallise quand même pas mal les « manques » de l’équipe depuis le début de saison, une gestion suspecte de la belle (autant de passes décisives que de ballons perdus) et une sélection de shoot encore plus alambiqué, balançant suffisamment de briques à 3 points ce soir pour refaire la villa de Sasa Obradovic du côté de Peille.
Bref, le capitaine a quand même montré l’exemple ce soir, mais un peu en vain…

Le « chimichanga alert » : Éric Buckner : Au cœur de la folle remontée monégasque, cette action de « smart basket » montre qu’il y a quand même du talent dans cette équipe. Touche pour Monaco, au niveau du banc, dans la zone offensive. Petit système qui démarque Buckner seul au panier. Ouattara, qui fait la remise en jeu, envoie le pivot monégasque au alley-hoop, qu’Uncle Buck convertit, et avec la faute. Bilan, 0 s de perdue, 2 points de marqué, plus 1 avec le lancer derrière.
Bref, quand on partage le ballon, est capable de le faire avec intelligence tout en faisant du spectacle.

Le « pas top » du jour : le quatuor Will Yeguete-Landing Sané-Ivan Buva-JJ O’Brien : soit quasiment les 2/3 de notre secteur intérieur ce soir, qui est passé totalement au travers, avec un total cumulé effarant de 2 d’évaluation… Une misère. Évidemment, jouer contre une zone, quand on est un intérieur, ce n’est pas simple, surtout quand votre équipe est incapable de faire circuler suffisamment la gonfle pour créer des décalages et des espaces. Mais pourtant, avec un secteur intérieur un tantinet plus dominant, on se serait très largement facilité la tâche en faisant exploser cette zone.
Bref, il va falloir que nos intérieurs se fassent un peu plus violence !

Le chiffre à retenir : 6 : C’est la sixième défaite de Sasa Obradovic avec Monaco depuis sa prise de fonction, il y a de cela 9 mois. 6 défaites, toutes à l’extérieur. C’est dire si le supporteur monégasque n’est plus vraiment habitué au gout de la défaite. Mais surtout, et ça, c’est un petit évènement, c’est la première défaite d’Obradovic en dehors du triangle des Bermudes situé dans la région lyonnaise autour de Villeurbanne. Les 4 autres défaites c’est ASVEL (en coupe de France), ASVEL (en championnat), et ASVEL (3 fois en finale, toujours à l’Astoballe).
Bref, pas vraiment de quoi s’inquiéter en fait…

La citation du jour : Sasa Obradovic

« L’attitude de mon équipe est une grosse déception pour moi en tant que coach. Dès le départ, nous ne sommes pas venus pour jouer et de la part d’une équipe qui présente certaines ambitions, cela n’est pas acceptable. Nous ne méritions pas de gagner et nous devons analyser nos erreurs. C’est le pire match de notre part depuis le début de saison ».

La question du jour : Quelles sont les raisons de cette défaite ? Oui, la question mérite d’être posée, car c’est la meilleure façon de progresser derrière, et d’éviter les rechutes. Selon notre stagiaire, 3 facteurs peuvent expliquer cette défaite :

    • Le facteur physique : la répétition des rencontres, des déplacements, le contrecoup d’une préparation physique très exigeante et qu’il faut bien digérer à un moment, les demandes hyper consommatrices en énergie de la part du coach, qui exige un pressing tout terrain pendant 40 minutes. Bref, à un moment donné, tout cela se paye.
    • Le facteur mental : c’est l’argument avancé par Sasa Obradovic. Pour lui, les joueurs n’étaient pas mentalement prêts à se donner à fond sur cette rencontre. Et ça s’est clairement vu dans l’attitude, le body Language était tout sauf bon. Comment expliquer cela : par l’argument 1, déjà, si le mental doit contrôler le physique, souvent, c’est l’inverse qui se passe : un physique sur le déclin et le mental chute. Et secondo, après avoir battu tout le monde, tapé les Grecs de Patras dans leur salle, éclate Limoges, les joueurs se sont peut être vu trop beau en arrivant chez le « petit » du groupe. Et ça, à haut niveau, ça ne pardonne pas.
    • Le facteur technique, enfin : depuis le début de saison, le système mis en place par maitre Obradovic est basé sur une énorme défense, sur de la transition grâce aux ballons récupérés, et sur des systèmes simples en pick n roll et en isolation. La gonfle ne bouge pas, ou que trop peu, et le nombre de passes décisives est rarement folichon, tout comme la variété de sélection des tirs. Et du coup, face à une défense de zone qui sait ce qu’elle fait, et une attaque soutenue par un joueur en feu, la Roca Team n’avait pas les armes techniques pour gagner. Et comme le reste non plus ne suivait pas…

Bref, nous aurons les réponses à ces questions dès le prochain match !

Pour briller aux réunions de l’ambassadeur : la défense de zone du dimanche est un concept que l’on a déjà abordé l’an dernier en fin de saison, face à Boulazac. Si l’an dernier notre jeu collectif nous avait permis de nous en sortir, cette fois, elle signa notre arrêt de mort.

Qu’est-ce qu’une défense de zone déjà : à l’inverse d’une « individuelle » (la défense classique des hommes des vrais) où chaque joueur galope pour rester accrocher au short de son adversaire direct, la défense de zone demande à chaque joueur de s’occuper d’une partie du terrain qui lui est dévolu. Et uniquement cela (cf. schéma ci-dessous).

1200px-Basketball_Defense_2-3_Zone.svg_

Elle demande une « science » tactique et un effort collectif plus poussé que l’individuelle (chacun doit coulisser au bon moment pour pas qu’il n’y ait de trou), mais aussi moins d’effort physique. C’est pour cela que ce genre de défense de zone est très populaire dans les divisions inférieures, et notamment en départementale, pour ces séniors qui ont la chance de jouer le dimanche matin, afin ne pas user des organismes déjà bien entamés pas la soirée de la veille et puis parce que les mecs se déplacent souvent à 7 ou 8 joueurs, donc faut pas trop s’user pour tenir tout le match.

Bref, quand on ne sait jouer que de l’isolation et du pick and roll, et que l’adresse est restée au chaud avec bobonne sur la cote d’azur, on n’a pas les armes face à ça.

Parce que vous ne marcherez jamais seul : parce que cette défaite a fait ressortir, comme souvent, le pire du supporteur sur les réseaux sociaux. À qui doit-on couper la tête ? Qui n’est pas au niveau ? Pourquoi tel choix ? Et qu’est-ce qui fait que l’eau, ça mouille ? Bref, les critiques affluent, et le supporter se délite. Alors au cœur de cette toute petite tempête, la Gâchette souhaite rappeler au groupe monégasque : vous n’êtes pas tout seul.

Bref, qu’importe cette première défaite de la saison, on sera là pour vous poussez jusqu’à bout !

On se retrouve très vite

N’hésitez pas à partager cet article à toutes ces personnes à qui vous voulez du bien, afin de leur montrer qu’en Principauté, les équipes professionnelles aux frontières du réel ont toujours la cote (enfin sauf quand elles jouent avec et comme des pieds) !

Et si vous voulez être vraiment au top de ce qui se fait de mieux sur les réseaux sociaux, followez (c’est comme ça qu’on dit dans le jargon) notre compte Twitter, ou notre compte Instagram, seuls endroits où vous trouverez toutes les infos trépidantes sur la Roca Team, et bien plus encore !

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