Le jour de gloire est arrivé ! Il est l’heure de retourner à Gaston Médecin pour le début de saison de la Roca Team contre les pirates de Gravelines-Dunkerque. Et si le match en lui-même fut quand même bien compliqué, il n’en reste pas moins que ce début de saison est pétaradant, puisqu’une heure avant le début du match, la Roca Team nous balançait sur la truffe des paillettes au lance-roquette, avec l’annonce un peu surprise du retour de Paul Lacombe pour un an à Monaco. Ô joie ! Ô liesse !

Le live-tweet de la rencontre

Le résumé du match

Le premier 5 majeur de maitre Obradovic cette saison est composé de Dee Bost, Yakuba Ouattara, Dylan Ennis, Kim Tillie et Éric Buckner. Des gars qui se connaissent, de l’expérience, et notre potentiel meilleur joueur. Et pourtant, alors que la foule a encore des paillettes plein les yeux après l’annonce du retour de Paul Lacombe pour un an (mon Dieu ce kif), le jeu de la Roca Team va remettre tout le monde sur terre. Un zéro pointé au shoot pendant 3 minutes, un ballon qui ne fait que le circuit Bost/Tillie ou Ouattara qui n’ont pas encore la mire, une défense les bras ballants, et après 0-8 d’école, Sasa Obradovic prend un premier temps mort. Dylan Ennis touche enfin la gonfle, et le score se débloque. Mais comme la défense ne suit pas, l’adresse des pirates reste élevée, et le quart se termine avec une jolie petite avance pour les nordistes.
La Roca Team restera sur le même élan en second quart temps. Portés notamment par un JJ O’Brien en mode couteau suisse (17 points à 50 %, 7 rebonds, 2 assists, pour 17 d’évaluation et +12 en +/-, le meilleur du match), les rouges et blancs vont revenir petit à petit, pour même passer devant. Mais la défense n’étant pas encore hermétique, les pirates vont sortir quelques coups de canon bien placés, dont un dernier au buzzer, pour rentrer à la pause avec 5 points d’avance sur un score digne d’un match de pré-ex le dimanche matin, en mode « sortie de boite » (33-38).
Pour sûr à la pause les Monégasques se sont fait un peu rappeler les principes de base de Maitre Sasa, et c’est avec un tout autre état d’esprit qu’ils reviennent sur le terrain. Ça se jette sur tous les ballons, ça défend le plomb, ça ne lâche rien, y compris quand il s’agit d’aller chercher un rebond offensif au milieu des golgoths adverses. Bref, après une claquette rageuse de Buckner, en mode double-double (8 points, 15 rebonds, meilleure évaluation de la rencontre avec 19, et +11 au +/-), les monégasques recollent au score, et sous l’impulsion d’Anthony Clemmons qui score 8 points d’affilés, la Roca Team clôture le quart temps avec une avance de +2 très précieuse.
D’autant plus précieuse que le QT4 sera une bouillie de basket pendant 4 minutes. Pas un seul shoot ne rentre, ni d’un côté ni de l’autre. Les défenses ont pris le pas sur les attaques, et le score ne bouge pas jusqu’à 2 petits lancers francs salvateurs de ce diable de O’Brien. Chaque panier va être un combat, chaque rebond un bien précieux, chaque balle perdue une petite fatalité. Et alors qu’il reste moins d’une minute à jouer, les Monégasques ont toujours 2 points d’avance, et la balle en main. Après quelques tergiversations, Dylan Ennis se retrouve à 8 mètres, face au cercle, avec le chrono qui défile. Sans complexe, à la Damian Lillard, il dégaine, un bon mètre derrière la ligne à trois points. Ça fait ficelle. Éruption volcanique dans Gaston Médecin ! Les pirates ne reviendront pas, malgré un dernier baroud d’honneur, et quelques lancers francs. (67-62)

Et sinon, vous pouvez aussi regarder le résumé fourni par la LNB :

Les notes, en bref…

L’homme du match : Dylan Ennis : Notre MVP du match, sans contestation. En ne se basant que sur les stats, on pouvait aussi nommer Buckner (meilleure évaluation), ou JJ O’Brien (meilleur +/-). Mais Dylan Ennis est au-dessus sur ce match. C’est lui qui ouvre le compteur monégasque, alors que le début du match a été très sale offensivement. C’est qui clôture la rencontre avec ce trois points très lourd en cojones. Et il sort avec une feuille de stats très propres, avec 19 points (meilleur marqueur), 50 % à 2pts, 60 % à 3pts, 5 rebonds, 2 passes, et une évaluation de 16 (3e de l’équipe). Bref, Dylan était notre leader annoncé, il a montré dès le premier match pourquoi.

Le « chimichanga alert » : Paul Lacombe : On l’a déjà dit plusieurs fois, notamment durant plusieurs Roc Cast consécutifs, mais le retour de Paul Lacombe est la meilleure recrue de notre intersaison. Le meilleur joueur de l’an dernier qui vient renforcer un effectif déjà complet, et très reluisant, voilà qui peut effrayer pas mal de monde en France comme en Europe. De plus, on sait que le principal problème de Paul l’an passé, c’était les « matchs sans » dû à la fatigue suite à l’enchainement des rencontres plusieurs fois par semaine à 35 minutes voire plus. Sauf que cette année, vu la densité à ce poste de titulaires potentiels (Ennis, O’Brien, Ouattara…), il va surement jouer moins, et ainsi, avoir plus de matchs à haut rendement. Enfin, il vient de passer un été de folie avec des joueurs de très haut calibre. Il arrive donc gonflé à bloc, en ayant surement progressé différents aspects de son jeu, qui en faisaient déjà le meilleur joueur français de Jeep Élite. Bref, comme dirait Deadpool, ce soir, chimichanga !

Le « pas top » du jour : La cohésion offensive : 9 passes décisives, voici la stat qui fait mal aux yeux, et au fondement. Alors que la fin de saison dernière nous avait habitués à un jeu léché dépassant les 20 passes décisives par rencontre, ce premier match de la saison pique sérieusement à ce niveau-là. Et toutes les carences offensives affichées viennent de là. Nous n’avons pas joué en équipe, mais survécu grâce à des exploits individuels et des seconds ballons arrachés au rebond. Dee Bost et Anthony Clemmons n’ont jamais réussi à mettre en place le jeu prévu, et tant JJ O’Brien que Dylan Ennis n’ont souvent marqué que grâce à des actions individuelles. Bref, à revoir et surtout à corriger.

Le prix « Orezza de sous le banc » : JJ O’Brien : Pas titulaire, car barré par Dylan Ennis en 3, et Kim Tilie en 4, le dernier américain débarqué à Monaco ne va pas resté un inconnu trop longtemps. Car JayJay, c’est facilitateur de jeu, un vrai. Une sorte de Paul Lacombe en version 3-4. Ce soir, il a la même réussite que Paul à 3pts (0/4), la même capacité à scorer non loin du panier, la même facilité à se trouver au bon endroit, au bon moment, pour prendre des rebonds, ou pour aider son équipe dans le jeu. Bref, cela demande confirmation, mais ça ressemble à un steal comme notre direction sait si bien les faire.

La question du jour : Comment Sasa Obradovic compte-t-il jouer avec le retour de Paul Lacombe ? Fort bien, on en est sur. Mais la question de la gestion des minutes se pose, puisqu’aux postes 2-3, il a 4 all-star potentiels, 4 gars qui seraient titulaires dans n’importe quel club de Jeep Élite (allez peut être pas l’ASVEL, quoi que…). Certes, Sasa peut en aligner 3 d’un coup, en mettant O’Brien poste 4 dans une sorte de small ball, mais l’on sait aussi que le coach monégasque aime bien jouer avec 2 meneurs en même temps, Bost et Clemmons. Bref, un vrai casse-tête de riche, chose dont nous n’allons pas nous plaindre.

Pour briller aux réunions de l’ambassadeur : Damian Lillard, cité plus avant en comparaison avec le shoot clutch de Dylan Ennis, est le meneur titulaire des Portland Trailblazers, en NBA. Excellent joueur, un peu sous médiatisé, car il joue au même poste, et dans la même conférence que Stephen Curry, ou Chris Paul notamment (bien que ce dernier soi lui, excessivement surcoté), rare joueur à vouer une fidélité sans faille à sa franchise de toujours. Connu aussi pour ses albums de rap, plutôt pas mauvais, il a mené les Blazers l’été dernier jusqu’en finale de conférence, à une marche de la finale NBA. Et ce notamment grâce à ce shoot d’anthologie pour éliminer Oklahoma City au premier tour. Appréciez, et constatez que la comparaison avec celui de Dylan Ennis n’est pas usurpée.

Les photos de la rencontre

Notre stagiaire sur place est venu avec du gros calibre. Pas encore habitué à cet appareil un peu vieillot (et oui, les budgets de la Gâchette sont réduits), ne pouvant pas faire autre chose que de shooter depuis sa tribune (et oui, la Gâchette n’est pas encore reconnue en tant que vrai média), il s’est démerdé comme il a pu, et c’est déjà pas si mal.

 

On se retrouve très vite

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